Bonjour,
J'espère que vous allez bien
Hier, j'ai publié sur LinkedIn une histoire que je n'avais jamais racontée publiquement.
Celle d'une arnaque à 273 000$.
Vous l'avez manqué ?
J'avais pourtant fait les vérifications "classiques" :
Double check.
Triple check.
Déplacement sur place.
Visite d'entrepôt.
Liasse documentaire complète.
Et pourtant... tout était faux.
L'import-export vous intéresse ?
Quand on débute — et même après des années — on se fie à ce qui semble logique :
→ Le fournisseur répond vite ? Bon signe.
→ Il a des bureaux propres ? Rassurant.
→ Il présente des "preuves de produit" ? Fiable.
→ Il montre ses précédentes transactions ? Solide.
→ Il envoie des documents complets ? Rigueur.
Le problème, c'est que les escrocs professionnels maîtrisent ces codes mieux que les fournisseurs légitimes.
Bureaux loués pour l'occasion. Faux profils LinkedIn avec historique crédible. Documents falsifiés pixel par pixel.
Dans cette expérience que j'ai partagée sur Linkedin, la surface était impeccable. Mais le fond était vide.
Depuis cette affaire, j'ai formalisé des procédures que je n'aurais jamais imaginées avant.
Contrôle #1 :
Vérification d'entité indépendante
Ne jamais se fier aux documents fournis par le fournisseur lui-même.
→ Demander un extrait de registre du commerce via un tiers (avocat local, chambre de commerce, service spécialisé).
→ Vérifier l'ancienneté réelle de l'entreprise. Moins de 2 ans = vigilance maximale.
→ Croiser avec les bases de données d'import-export (qui exporte quoi, vers où, depuis quand = Intelligence Export).
Contrôle #2 :
Validation bancaire croisée
Les coordonnées bancaires sont le point de vulnérabilité n°1.
→ Vérifier que le compte soit au nom exact de l'entité vérifiée.
→ Exiger le contact du gestionnaire de compte et le nom de l'agence et cherchez les coordonnées par vous-mêmes : ne vous contentez pas des contacts transmis par votre interlocuteur.
→ Faire un micro-virement test (50€) et demander confirmation écrite de réception sur papier à en-tête de la banque.
→ Se méfier des changements de RIB en cours de transaction. C'est LE signal d'alerte (= Red Flag absolu).
Contrôle #3 :
Inspection par tiers avant paiement final
Ne jamais payer le solde sur la base de copies de documents.
→ Mandater une société d'inspection indépendante (SGS, Bureau Veritas, un huissier, ou inspecteur local).
→ N'acceptez jamais que le contrôle soit commandé par le fournisseur. Vous devez garder la main sur cet élément de preuve.
→ Vérifier physiquement : la marchandise existe, elle correspond, elle est prête à embarquer.
→ Ne payer le solde qu'après réception du rapport d'inspection original, dont les références sont confirmées par la société d'inspection elle-même.
Contrôle #4 :
Traçabilité logistique en temps réel
Les documents de transport peuvent être falsifiés.
Le tracking d'un bateau, non.
Celui d'un conteneur, non plus.
(Oui, on peut tracker un conteneur unitaire chargé sur un navire)
→ Exiger le numéro de booking auprès de la compagnie maritime.
→ Vérifier directement sur le site de l'armateur que le conteneur existe et est bien chargé.
→ Ne jamais se contenter d'une "copie du Bill of Lading" sans vérification croisée.
La première raison pour laquelle on tombe dans les pièges des escrocs : on n'ose pas demander à notre interlocuteur l'information nécessaire à notre due diligence. Parce qu'il parle plus fort ? Parce qu'il semble avoir une plus grosse société ?
C'est un tort.
Ma grand-mère disait en créole :
Lajan mwen pé ké bat mwen ! Sé mwen ka péyé fòk man sav sa man ka achté !
= Je ne serai pas la victime de mon propre argent. C'est moi qui paie, il faut que je sache ce que j'achète.
La paranoïa n'est pas un défaut pour qui veut pratiquer sérieusement l'import-export.
C'est une compétence.
Les vérifications que je viens de décrire prennent du temps.
Elles coûtent parfois un peu d'argent.
Mais elles m'auraient épargné 273 000$.
Aujourd'hui, je ne fais plus aucune transaction significative sans les appliquer.
Et je les enseigne à tous ceux que j'accompagne.
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23 février 2026
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